Bienvenue dans Profil 2025
Profil 2025 donne un aperçu détaillé des activités de production au Canada, grâce à des renseignements compilés par des organismes fédéraux et provinciaux, ainsi que par des organismes de financement comme le Fonds des médias du Canada et Téléfilm Canada. L’information financière correspond à l’exercice financier de ces organismes et entreprises; par conséquent, Profil 2025 contient des renseignements s’échelonnant du début d’avril 2024 à la fin de mars 2025.
Le volume total de la production dans l’industrie canadienne du cinéma et de la télévision a augmenté de 4,6 pour cent pour atteindre 10,17 milliards de dollars en 2024-2025. Cette croissance s’explique par une augmentation de 9,5 pour cent de la production étrangère et des services de production, atteignant 5,3 milliards de dollars. La production interne a également augmenté de 5,4 pour cent, principalement en raison des dépenses supplémentaires de CBC/Radio-Canada pour sa couverture des Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris.
À bien des égards, les hausses de l’activité de production représentent un rebond partiel par rapport aux baisses importantes enregistrées en 2023-2024. Cette année-là, le volume de production a été affecté négativement par les deux longues grèves syndicales aux États-Unis et les diffuseurs canadiens qui ont rattrapé le retard pris pendant la pandémie de COVID-19. Toutefois, ce rebond n’a pas permis de retrouver les volumes à des niveaux records après la pandémie, puisque la commande de contenu avait considérablement augmenté au cours de cette période de deux ans, mais a diminué depuis. Examinée sur un échéancier plus long de dix ans, l’activité de production en 2024-2025 reprend la tendance à la croissance observée avant la période perturbée par la pandémie, particulièrement en ce qui concerne la production étrangère et les services de production.
En même temps où la croissance reprend dans le segment des services de production étrangers (FLS), les données montrent que les revenus des diffuseurs canadiens sont en baisse, tout comme leurs dépenses en émissions canadiennes. Les projets reçoivent plus rarement le feu vert, et la commande de contenu suscite de réelles préoccupations.
Parallèlement à la reprise de la croissance dans le segment des services de production étrangers (FLS), les données montrent que les revenus des diffuseurs canadiens sont en baisse, tout comme leurs dépenses en émissions canadiennes. Les projets reçoivent plus rarement le feu vert, ce qui soulève de réelles préoccupations quant à la commande de contenu à venir.
La Loi sur la diffusion continue en ligne a apporté des modifications à la Loi sur la radiodiffusion. Principalement, les plateformes en ligne sont maintenant incluses dans le système canadien de radiodiffusion, et une exigence particulière a été ajoutée pour que ces plateformes contribuent également à l’élaboration, à la production et à la découvrabilité de la programmation canadienne.
Malgré ces défis, un cadre réglementaire révisé constitue la clé d’un système de radiodiffusion canadien amélioré et plus durable. Il créera un pont entre la radiodiffusion traditionnelle et la distribution multiplateformes et assurera la participation et la représentation continues de la population et des histoires canadiennes dans ce système.
Le rapport de cette année comprend également plusieurs nouveautés.
Production de contenu autochtone
Le chapitre 2, consacré au contenu canadien, comprend désormais également des données récapitulatives sur la production audiovisuelle autochtone. L’estimation pour 2024-2025 indique le niveau le plus élevé du volume total de production (347 millions de dollars), depuis le début du suivi de ces données en 2019-2020.
Le nouveau format numérique
L’édition de cette année de Profil comprend un nouveau site numérique permettant d’accéder aux données du rapport. Cette version numérique vise à offrir une expérience plus conviviale, facilitant l’accès efficace et structuré à l’information sur l’industrie de la production.
Au cours des prochaines années, nous avons l’intention de continuer à développer et à bonifier les bases numériques établies avec cette édition de Profil.