5 Financement des émissions de télévision et des longs métrages canadiens
Les producteurs canadiens financent leurs émissions de télévision et leurs longs métrages destinés à l’exploitation en salle en mobilisant des fonds provenant de diverses sources.
Les émissions de télévision canadiennes reçoivent presque toujours des droits de licence de diffusion versés par des diffuseurs privés ou publics canadiens. Les distributeurs canadiens, ainsi que les préventes et avances étrangères, constituent également des sources de financement importantes pour de nombreuses productions. Les producteurs canadiens bénéficient aussi de crédits d’impôt fédéraux et provinciaux (voir l’encadré 4), ainsi que de financement ou de soutien financier du Fonds des médias du Canada (FMC), des Fonds de production indépendants certifiés (FPIC)[20] et, le cas échéant, d’autres formes de financement privé ou public.
Les longs métrages canadiens destinés à l’exploitation en salle font appel aux mêmes sources de financement, bien que les proportions relatives puissent varier considérablement. Les droits de licence versés par les diffuseurs canadiens sont généralement faibles, tandis que le financement provenant des distributeurs canadiens, de Téléfilm Canada ainsi que des préventes et avances étrangères est relativement plus important. Les producteurs de longs métrages canadiens bénéficient également de crédits d’impôt fédéraux et provinciaux, de financement du FMC et des FPIC, ainsi que d’autres formes de financement public et privé.
Faits saillants 2024/25
- Comme au cours des années précédentes, la production de contenu canadien a été soutenue par diverses sources de financement, avec des contributions importantes provenant des droits de licence des diffuseurs, des crédits d’impôt, des fonds de production ainsi que des préventes et avances liées à la distribution.
- Des différences dans les structures de financement ont été observées entre les productions de langue anglaise et de langue française, de même qu’entre la production télévisuelle et les longs métrages.
- Les distributeurs canadiens ainsi que les préventes et avances étrangères constituent des sources de financement beaucoup plus importantes pour la production de langue anglaise (34 %) que pour la production de langue française (2 %). À l’inverse, les droits de licence versés par les diffuseurs privés et publics représentent une part plus élevée du financement de la production de langue française (44 %) que de la production de langue anglaise (14 %).
- Alors que les droits de licence des diffuseurs représentent 28 % du financement de la production télévisuelle canadienne, ils comptent pour moins de 2 % du financement des longs métrages canadiens destinés à l’exploitation en salle.
- La production de longs métrages canadiens de langue française continue de bénéficier de montants importants provenant des droits de licence des diffuseurs canadiens, d’autres sources de financement public (c’est-à-dire autres que Téléfilm Canada et le FMC) ainsi que de Téléfilm Canada.